Prier les sacrements

L’ONCTION DES MALADES

(Sint Unum. Heure de prière pour les vocations, n. 214)

« Ils faisaient des onctions d’huile à de nombreux infirmes et les guérissaient » (Mc 6, 13)

« La maladie et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine. Dans la maladie, l’homme fait l’expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude. Toute maladie peut nous faire entrevoir la mort.

Par l’onction sacrée des malades et la prière des prêtres, c’est l’Eglise tout entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, pour qu’Il les soulage et les sauve ; bien mieux, elle les exhorte, en s’associant librement à la passion et à la mort du Christ, à apporter leur part pour le bien du Peuple de Dieu » (CCC 1499 – 1500).

Prions pour tous les malades : qu’ils reçoivent la grâce des sacrements et qu’ils persévèrent avec patience dans la foi reçue !

Prions pour nous tous : pour que nous sachions apporter aux malades aide et réconfort, par les attentions nécessaires, les soins de la médecine, le soutien moral et spirituel !

. Viens, Esprit de force ! Aux malades, aux personnes âgées accorde une grâce toute particulière, qu’ils reçoivent le réconfort et persévèrent dans la confiance !

. Viens, Esprit de force ! Inspire à l’Eglise une attention toute spéciale pour les malades ! Qu’elle soit auprès d’eux la présence vivifiante du Christ, médecin des âmes et des corps !

. Viens, Esprit de force ! Qu’aujourd’hui encore de nombreux jeunes s’offrent à participer au ministère de compassion et de guérison que Jésus a voulu !

Invoque sur toi-même l’Esprit de consolation, pour que tu puisses rendre actuelle la parole du Christ sur les malades et les infirmes.

Puis poursuis la prière :

Christ Seigneur, tu as fait participer ton Eglise à ton ministère de compassion et de guérison ; tu l’as voulue ministre de tes sacrements. Donne-lui d’agir selon ta volonté, dans un dévouement le plus concret, en faveur de ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur esprit.

En chaque baptisé renouvelle cette disposition, elle appartient à la vocation chrétienne. Et de nous tous fais d’authentiques disciples de ton Cœur doux et compatissant. Alors l’humanité tout entière pourra reconnaître que tu es le Christ, le vrai Médecin des âmes et des corps. Amen.

 

 

L’ECOUTE de la PAROLE

 

« La compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons pour des infirmes de toutes sortes sont un signe éclatant de ce que « Dieu a visité son peuple » (Lc 7, 16) et que le Règne de Dieu est tout proche. Jésus est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps. Il est le médecin dont les malades ont besoin ».

« A ses disciples il a dit : Guérissez les malades ! Cette charge, l’Eglise tâche de la réaliser autant par les soins qu’elle apporte aux malades que par la prière d’intercession avec laquelle elle les accompagne… » (CCC, 1503, 1509).

 

De la lettre de saint Jacques, ch. 5, vv. 13 – 16 :

Quelqu’un parmi vous souffre-t-il ? Qu’il prie. Quelqu’un est-il joyeux ? Qu’il entonne un cantique. Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les presbytres de l’Eglise et qu’ils prient sur lui après l’avoir oint d’huile au nom du Seigneur.

La prière de la foi sauvera le patient et le Seigneur le relèvera. S’il a commis des péchés, ils lui seront remis. Confessez donc vos péchés les uns aux autres et priez les uns pour les autres afin que vous soyez guéris. La supplication fervente du juste a beaucoup de puissance.

 

Nous attendons la rédemption de notre corps

« La maladie peut conduire à l’angoisse, au repliement sur soi, parfois même au désespoir et à la révolte contre Dieu. Elle peut aussi rendre la personne plus mûre, l’aider à discerner dans sa vie ce qui n’est pas essentiel pour se tourner vers ce qui l’est » (CCC, 1501).

Saint Paul nous aide à entrer dans cette façon de voir .

De la lettre de saint Paul aux Romains, ch. 8, vv. 18 – 25 :

J’estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous.

Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu : si elle fut assujettie à la vanité, - non qu’elle l’eût voulu, mais à cause de celui qui l’y a soumise, - c’est avec l’espérance d’être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

Nous le savons en effet, toute la création jusqu’à ce jour gémit en travail d’enfantement. Et non pas elle seule : nous-mêmes qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l’attente de la rédemption de notre corps. Car notre salut est objet d’espérance ; et voir ce qu’on espère, ce n’est plus l’espérer : ce qu’on voit, comment pourrait-on l’espérer encore ? Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c’est l’attendre avec constance.

De toute ton attention relis cette parole de Dieu qui concerne la maladie et le mystère de la souffrance.

Prie l’Esprit de te donner de comprendre cette réalité et à la vivre dans la foi.

Puis fais les cinq temps de prière à partir de cinq paroles de la Bible. Après chaque parole, médite en silence pendant quelques instants, ou prie les dizaines de ton chapelet.

1. « Quelqu’un parmi vous souffre-t-il ? Qu’il prie. Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les presbytres de l’Eglise et qu’ils prient sur lui après l’avoir oint d’huile au nom du Seigneur ». C’est l’invitation à la prière de guérison : as-tu de l’estime pour cette prière ? Et pour le sacrement de l’Onction des malades ? Qu’est-ce qui peut consoler le plus une personne qui souffre ? Comment aider les malades à affronter la maladie ?

2. « La supplication fervente du juste a beaucoup de puissance ». Le juste, c’est celui que le Christ a rendu juste par sa mort. Sais-tu écouter et partager la pauvreté, les fatigues et les souffrances de ceux et celles qui te sont proches ? Sais-tu donner espérance à tous ? Que peux-tu faire pour les malades de ta communauté, y compris pour les indifférents et ceux qui sont loin de la foi ?

3. « Les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous ». La souffrance conduit l’homme à reconnaître sa véritable identité de créature de Dieu, appelée à vivre pour un peu de temps sur cette terre, pour habiter en Lui à jamais. Crois-tu que la souffrance est une précieuse occasion quand nous donnons à Dieu d’y être présent ? Crois-tu qu’elle peut devenir lieu privilégié de conversion ?

4. « Nous qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons intérieurement dans l’attente de la rédemption de notre corps ». Penses-tu quelquefois au mystère de la douleur et de la souffrance ? Cette expérience, que te dit-elle sur toi-même, sur la vocation profonde de l’homme, sur Dieu ?

5. « Espérer ce que nous ne voyons pas, c’est l’attendre avec constance ». Le Fils de Dieu dans son incarnation a assumé pleinement la douleur de l’humanité. Sais-tu mettre en Lui toute ton espérance ? Sais-tu attendre avec persévérance le Règne qu’il a promis à qui vit en Lui ? Prie pour que les ouvriers de la moisson témoignent de sa présence à tous, tout spécialement à ceux et celles qui souffrent.

 

 

Poursuis la REFLEXION…

« Le sacrement de l’onction des malades donne à celui qui le reçoit la grâce de l’Esprit Saint. Le malade en reçoit l’aide pour son salut. Il est renouvelé dans la confiance et la foi en Dieu, il est fortifié contre les tentations et l’angoisse de la mort. Il peut non seulement supporter le mal mais le combattre, et aussi retrouver la santé, dans la mesure où cela peut servir pour son salut. En outre le sacrement donne si nécessaire le pardon des péchés, il mène à son accomplissement la démarche de pénitence du chrétien » (Introduction au rite, n. 6).

La grâce essentielle de ce sacrement est une grâce de réconfort, pour dépasser les difficultés de l’état de maladie grave ou de l’état de vieillesse. Le malade est uni plus intimement à la passion du Christ, il est d’une certaine façon consacré pour porter du fruit par la configuration à la passion rédemptrice du Sauveur, pour le bien du Peuple de Dieu (cf. CCC 1520 – 1522).

 

 

INTERCESSION

« La prière fervente du juste a beaucoup de puissance » (Jc 5, 16).

Unis-toi à l’intercession de l’Eglise pour les malades, les personnes âgées, ceux et celles atteints de toutes sortes d’infirmités.

Demande que tous les baptisés vivent cette intercession, elle fait partie de la vocation chrétienne.

. Tu as choisi celui qui est faible pour en faire le témoin de ton Règne : Relève-nous, Seigneur : tu es notre espérance !

. Tu consoles celui qui souffre, tu guéris celui qui est blessé : Relève-nous, Seigneur : tu es notre espérance !

. Dans les épreuves de la vie, ouvre notre cœur à la confiance en Toi : Relève-nous, Seigneur : tu es notre espérance !

. Ne nous laisse pas tomber dans le désespoir : Relève-nous, Seigneur : tu es notre espérance !

. Accorde aux malades de s’abandonner jour après jour à ton amour : Relève-nous, Seigneur : tu es notre espérance !

. Donne-nous de croire que ton amour est plus fort que notre souffrance : Relève-nous, Seigneur : tu es notre espérance !

. Toi qui portes nos pas vers nos frères et sœurs pour que nous les aimions comme tu les aimes : Relève-nous, Seigneur : tu es notre espérance !

. Donne aux personnes des services de santé de servir les malades aussi avec leur cœur : Relève-nous, Seigneur : tu es notre espérance !

. Pour que la science soit pleinement au service de l’homme et de sa dignité : Relève-nous, Seigneur : tu es notre espérance !

… Continue la prière avec d’autres intentions…

Seigneur Jésus, nous te confions tous les malades : tu as pour eux des attentions privilégiées, accueille-les, fortifie-les.

Nous te confions tous ceux et celles qui se consacrent aux soins des malades : qu’en les servant avec une sincère affection, ils leur apportent sérénité et espérance. Et en donnant sens à la souffrance, qu’ils la transforment en expérience positive de salut, qu’ils aident à la vivre dans l’abandon à la volonté de Dieu.

Nous te confions nos communautés paroissiales : qu’elles reconnaissent que les malades ne sont pas un poids qui incommode et dérange, mais un don à accueillir et à aimer.

Et lorsque la maladie frappera à notre porte, comme une réalité austère et difficile à accepter, donne-nous de savoir unir nos souffrances aux tiennes, pour le salut du monde.

Vierge Marie, Consolatrice des affligés, sois pour nous une sage Maîtresse de vie et une Mère pleine de bonté. Amen

 

Achève cette heure de prière par le Notre Père

 

Durant ce mois, consacre un peu de ton temps et de ton affection à la visite de l’un ou l’autre malade.

 

 

Sint unum. Ora di preghiera per le Vocazioni.

Sacerdoti del s. Cuore Via Andolfato 1 20 126 MILANO